Dictateur funambule sur un fil d’acier argenté

Nicole Pottier

Nicole Pottier

Dictateur funambule sur un fil d’acier argenté

la lame effilée du rasoir a tranché
le fil azuré de tes pensées
quelques gouttes de sang ont perlé

elle a tué la source d’amour dans tes yeux bleus
l’exercice du pouvoir est un exercice dangereux
qui n’a jamais rendu personne heureux

sur les rives conscientes de tes crimes
tu déambules seul parmi les ruines
où tu passes en revue de fidèles mimes

mais tu es mort depuis si longtemps
et plus rien en toi n’est encore vivant
que ce sombre filin d’acier cinglant

(en hommage aux grands auteurs latino-américains,
Gabriel García Márquez, Alejo Carpentier, Augusto Roa Bastos)

 * 

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Aimer

Nicole Pottier

Nicole Pottier

Aimer

Aimer,
Et ressentir la joie profonde et authentique
De mon âme rencontrant ton âme,
Qui se mire dans l’univers tel un miroir infini
baigné dans une douce lumière resplendissante

Aimer,
Et revenir à la source vive de l’amour,
Occultant le temps et ses limitations
redéployant un seul coeur qui nous unit
Dans un espace merveilleux jamais achevé.

T’aimer… Tout simplement comme le lys pur et blanc
Et croire en la beauté toujours renouvelée,
En la tendresse de l’instant
En la caresse de l’éternité
Aimer, et t’avoir à mes côtés.

*

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jardin suspendu

Nicole Pottier

Nicole Pottier

jardin suspendu

Le ciel est gris acier, il gronde au loin…  » ô rage ! ». Je suis allée à l’intérieur de la glycine, dans ce temple de senteurs, où les abeilles bourdonnent nerveusement, elles volettent çà et là , elles attendent elles aussi…. mais pas une goutte de pluie n’est en vue dans l’horizon troublé, seul l’air a fraîchi.
J’ai pensé à toi dans « ce jardin suspendu »… des parfums.

La vie est une merveille, elle est création pure, et chaque jour on se doit à sa peine. Parfois, je m’interroge : Prend-on jamais la mesure exacte de tous les phénomènes qui se produisent dans le réel et non pas dans l’illusion de notre réalité quotidienne ? Loin des nouvelles assourdissantes des médias et de leurs catastrophes terribles qui annoncent toujours la fin du monde, des miracles ont lieu à chaque instant. Miracles d’équilibre, d’amour, de perfection. L’enfant qui naît, une promenade le long de la jetée, un couple d’amoureux sur un banc… en harmonie avec les éléments, l’homme redevient partie de l’univers.

Je suis ce mouvement de Vie qui est énergie fluide, dans le respect et l’amour de chaque « être » éveillé ou non. Je contemple souvent mon jardin, avec plaisir, non pas seulement en tant que spectateur, car j’en suis également le jardinier. Ce jardin m’enseigne comme tout est éphémère, comme la vie est un travail et une recherche sur soi, comme chacun d’entre nous doit être ce temple intérieur assuré de son accomplissement loin de toute vanité. Une vie toute en senteurs, en couleurs et en mouvement. Tout s’active véritablement sur tous les plans.
Une grande paix m’envahit, et je puis contempler sereinement la beauté, dont la source secrète se trouve dans le coeur de chacun d’entre nous et qui me traduit les sensations que j’éprouve face à l’univers, au « merveilleux ».