L’offrande lyrique (III)

Rabindranath Tagore

Mais comment toi tu chantes. Maître, je l’ignore! Et j’écoute toujours dans l’éblouissement silencieux.
La lumière de ta musique illumine le monde. Le vital souffle de ta musique roule de ciel en ciel.
Le flot sacré de ta musique à travers les digues de pierre se fait jour et se précipite.
Mon cœur aspire à se joindre à ton chant, mais s’efforce en vain vers la voix. Je parlerais… Mais aucun chant ne se forme de mon langage et je me lamente confus. Ah! tu as fait mon cœur captif, Maître, dans les lacs infinis de ta musique.
(…)

Traduction : André Gide

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