L’offrande lyrique (I)

Rabindranath Tagore

Tu m’as fait infini, tel est ton plaisir. Ce frêle calice tu l’épuises sans cesse et
le remplis sans cesse à neuf de fraîche vie.
Cette petite flûte de roseau, tu l’as emportée par les collines et les vallées
et tu as soufflé, au travers, des mélodies éternellement neuves,
A l’immortel toucher de tes mains, mon cœur joyeux échappe ses limites et se répand en ineffables épanchements.
Tes dons infinis, je n’ai que mes étroites mains pour m’en saisir. Mais les âges passent et encore tu verses et toujours il reste de la place à remplir.

(…)

Traduction : André Gide

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