À propos de l’ekphrasis dans la Poésie Brésilienne

Patricia Tenorio

Patricia Tenório

À propos de l’ekphrasis dans la Poésie Brésilienne

Le phénomène de l’ekphrasis – la représentation verbale d’une représentation visuelle, ou la description d’une œuvre d’art – dans la littérature en Occident a ses origines dans la Grèce antique, dans la description du bouclier d’Achille, livre 18 de l’Iliade, d’Homère. D’autres exemples plus proches dans le temps se suivent: l’Enéide de Virgile, ce que Énée voit que gravés sur les portes du temple de Junon à Carthage, et dans les descriptions épigrammatiques de peintures et de statues à La Galeria, de Marino.

Les poètes romantiques ont très bien exploré ce modèle, dont l’un des principaux représentants c’est le poème «Ode à une urne grecque», du poète anglais John Keats. Il convient de mentionner, dans la poésie portugaise du XXe siècle, le livre de Jorge de Sena, Métamorphoses (1963), dans lequelle se produit une description plus contemplative, plus subjective.

Nous trouvons le phénomène d’ekphrasis non seulement dans la poésie, mais aussi dans la  prose en général. Des exemples tels que Orlando Furioso, où Arioste décrit une galerie d’images créées par Merlin, ou en Espagne, Lope de Vega, et les allusions à l’art italien dans ses pièces, ou Cervantes, qui a utilisé des fresques et des tableaux de la Renaissance dans Don Quichotte, ou dans L’Idiot de Dostoïevski, Oscar Wilde dans Le Portrait de Dorian Gray, entre autres. Mais la portée de notre étude est l’univers de l’ekphrasis dans la poésie, en particulier la poésie brésilienne. Et limitant encore plus, le phénomène d’ekphrasis que s’est produit entre deux poètes et deux artistes à un moment très particulier dans l’art brésilien: le Modernisme. 

Le mouvement moderniste brésilien a eu son apogé lors de la Semaine d’Art Moderne, qui a eu lieu à São Paulo en 1922. Le groupe fondateur, le “Grupo dos Cinco” (“Groupe des Cinq”), a été composée par les poètes Oswald de Andrade et Mário de Andrade, et les artistes Tarsila do Amaral, Anita Malfatti et Menotti Del Picchia. Dans l’orbite de ces artistes ont transité beaucoup d’autres, certains plus, certains moins, en participant d’un mouvement authentiquement brésilien dans une tentative de créer une identité nationale, avec une voix et un style propre.

Pour avoir souffert un processus de colonisation, pour avoir origenellement une langue qui n’est pas la nôtre, parce qu’il est “impossible de croire que la pensée de l’Amérique latine puísse être considérée comme autochtone”,[1] en continuant la construction provenant de Gonçalves Dias et de José de Alencar, qui “écrivaient aussi pour créer la littérature brésilienne”,[2] le groupe moderniste ont donné naissance à un autre “regard brésilien”, en incorporant le nouveau à l’ancien – le “Anthropophagie”, de Oswald de Andrade, ou “Le lion est le bélier assimilé”, de Paul Valéry.

Certains artistes, par le biais de la proximité physique (Rio de Janeiro – São Paulo) à l’époque, sont devenues plus connus en tant que participants du mouvement. Anita Malfatti, Di Cavalcanti, Lasar Segall, Victor Brecheret, entre autres. Brésiliens ou étrangers vivant au Brésil, ces artistes eurent leurs noms reconnus et souvennus dans l’histoire du modernisme brésilien. Il convient a ce petit essai de sauver un peu de deux artistes appartenant au même moment historique, mais, qui comme expliqué anterieurement, étaient absents physiquement de la scène nationale. En outre, nous mettrons en contexte sur ce qui interesse le plus dans cette étude: le phénomène d’ekphrasis entre ces deux artistes et deux poètes brésiliens qui étaient contemporains.

Nous présentons maintenant les acteurs de ce scénario et les raisons de ce choix.

Qui étaient Mário de Andrade, João Cabral de Melo Neto, Vicente do Rego Monteiro et Cícero Dias?

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Mário de Andrade

 (1893-1945)

Mário Raul de Morais Andrade est né en 1893 et est mort en 1945 à São Paulo (SP). Poète, romancier, musicologue, historien, critique d’art et photographe, l’un des participants du “Groupe des Cinq” – fondateur du mouvement moderniste brésilien – il avait pour œuvre principale Pauliceia desvairada (Pauliceia frénétique) (1922), considéré comme le livre inaugural de la poésie moderne brésilienne. Essayiste et musicologue, chercheur pionnier dans le domaine de l’ethnomusicologie, a créé le Departement du Loisir et Culture de la Municipalité de São Paulo (1935), où il a organisé un catalogue de musique du Nord et du Nord-Est du Brésil. Andrade a reçu entre 1935 et 1939 le chercheur français Claude Lévi-Strauss, qui a étudié les peuples indigenes, et, à la suite de ce travail, a publié le livre de renommée internationale Tristes Tropiques.

La musique a été une constante dans l’œuvre de Mário de Andrade – ayant été musicien et professeur de musique – que ce soit par le rithme employé, que ce soit par la forme, en particulier dans son premier roman Amar, verbo intransitivo: idílio (Aimer, Verbe Intransitif: Idylle), où Andrade plasma la structure d’un opéra, en ayant le droit de contraltos, clés de sol et de fa, de tons et de demi-tons. Mais c’est dans Macunaíma, considéré par l’auteur “comme une rhapsodie, et non pas comme un roman,” que Andrade a été reconnu comme le père du “héros sans caractère.”

Joao Cabral

João Cabral de Melo Neto

 (1920-1999)

João Cabral de Melo Neto est né en 1920 à Recife (PE) et est mort en 1999 à Rio de Janeiro (RJ). Diplomate et poète brésilien, sa poésie a été fortement marquée par la rigueur esthétique avec “poèmes avec aversion à confessionalismes”, en utilisant “des rimes toantes”, “dualités antithétiques entre le temps et l’espace, entre l’intérieur et l’extérieur, les massifs et les non massifs, le masculin et le féminin, le Nord-Est désertique (du Brésil) et l´Andalouse fertile (où il a résidé au cours de sa carrière diplomatique), la caatinga désertique et l’humide de Pernambucano”. Certaines de ses œuvres, comme Pedra do sono (La Pierre du sommeil) (1942), O cão sem plumas (Le chien sans plumes) (1950), Uma faca só lâmina (Un couteau d´une seule lame) (1955) et Morte e vida Severina (Mort et Vie Severina) (1966) apportent dans la forme et le contenu “des choses solides et sensations tactiles”, “en transformant toute la perception dans l’image de quelque chose de concret et lié aux sens”.[3] Les mots que sont en abondance dans sa poésie: la canne (à sucre), la pierre, l’os, le squelette, les dents, le rasoir, le couteau, la faucille, la lame, le couper, l’horloge, le sec, le vide, la faim, entre autres.

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Vicente do Rego Monteiro

 (1899-1970)

Vicente do Rego Monteiro est né en 1899 et est mort en 1970 à Recife (PE). Peintre, sculpteur, dessinateur, illustrateur, artiste graphic et poète, il a commencé ses études à l’Ecole Nationale des Beaux Arts de Rio de Janeiro (1908), ensuite il est allé avec sa famille à Paris (1911), où il a fréquenté l’Académie Julian et La Grande Chaumière, en vivant avec des artistes de l’École de Paris, entre eux, Modigliani, Léger, Gleizes et Braque. En 1919, parrainé par Graça Aranha, il expose à Recife, en 1920, à Rio de Janeiro et à São Paulo “des aquarelles inspirées par des légendes amazoniennes”. [4] Il n’est pas présent à la Semaine d’Art Moderne de São Paulo (1922) en raison de son retour à l’Europe (1921), mais il laisse quelques toiles avec l’artiste Ronald de Carvalho, l’un des participants du mouvement, ces toiles seront exposées lors de la première exposition moderniste .

Monteiro a participé activement aussi bien à des activités poétiques (en organisant des salons de poésie à Recife et à Paris, en recevant le prix Guillaume Apollinaire avec les sonnets du livre BraussaisLa Charité, 1960, en fondant “La Presse a Brass” – avec une presse manuelle qui publie des livres de ses poèmes et d’autres poètes), comme à des activités picturales au Brésil et en France. Mais son point d’ancrage est la peinture. Pourtant, le critique d’art Jacob Klintowitz souligne dans la pictobiographie de l’artiste, Vicente do Rego Monteiro: olhar sobre a década de 1960 (Vicente do Rego Monteiro: regard sur les années 1960), que:

Rien n’est plus important dans le travail de Vincent Monteiro que la poésie. Elle n’a pas imprégner sa peinture, mais elle est son propre matériau constitutif. L’être poétique de cette œuvre est sa principale caractéristique et il est plus important comme le but ultime que la géométrie, le sujet, le thème, le chromatisme, même si ces éléments sont nécessaires pour la construction de son œuvre, parce qu’elle est faite de l’âme et du concret. [5]

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Cícero Dias

 (1907-2003)

Cícero Dias est né en 1907 à Escada (PE) et est mort en 2003 à Paris. En 1920 il est allé au Rio de Janeiro où il a commencé ses études à l’École d’Architecture; peu de temps après il s’est transferé à l’École des Beaux-Arts. Il a connu à ce période (1926) les artistes Di Cavalcanti et Ismael Nery, et les poètes Manuel Bandeira et Murilo Mendes.

En 1928, après l’exposition parrainée par Graça Aranha au Rio de Janeiro, il a voyagé pour la première fois à São Paulo et il a connu les modernistes Lasar Segall et Mário de Andrade. Au début du Estado Novo (1937) – la dictature du président Getúlio Vargas – son studio est saccagé par la police et il est emprisionné. Dias décide alors de s’installer à Paris, où il crée une solide amitié avec Pablo Picasso.

En raison de l’élément onirique très présent dans ses œuvres, sa peinture était lié au Surréalisme. Les similitudes détectées avec la peinture de Marc Chagall ont été rapidement rejetées par Cícero Dias, qui disait “le (Chagall) meconnaître lors qu’il a commencé à peindre”.[6]

La raison pour laquelle avoir choisi ces artistes et ces poètes ou l’ekphrasis dans la poésie brésilienne

Le critique littéraire brésilien Antonio Candido dit que la littérature brésilienne, ainsi que d’Amérique latine, est guidé par la constant “tension entre les données locales” (“substance de l’expression”) et les “modèles hérités de la tradition européenne” (“forme d’expression”).[7]

            Le but de ce papier est de positionner la littérature brésilienne, avec ces thèmes uniques et créatives, mais étant encore dependente du modèle européen, où le mouvement moderniste a tenté rompre en niant l’ancien en faveur du nouveau. Le nouveau langage. Le nouvelle art. Au même temps, au Brésil nous avons (et nous ont encore) une énorme disparité politique, économique, sociale et culturelle entre les villes et les citoyens du Sud-Est (Rio de Janeiro, São Paulo…) et du Nord-Est (Recife, Escada…). Pour celà nous conjugueons le poète “du sud” (Mário de Andrade) et l’artiste du “nord” (Cícero Dias) et les poètes et artistes “du nord” (João Cabral de Melo Neto et Vicente do Rego Monteiro). Le plus important dans cette étude est de souligner le caractère universel de l’art, lorsque les frontières entre les différentes nations, régions,  expressions artistiques “retirent le voile” en faveur de la connaissance imprégné dans la communication entre les signes, et la réalisation, autant que possible, de l’expérience esthétique.

Mário de Andrade et Cícero Dias se sont connus en 1928, lors de l’exposition de Cícero parainée par Graça Aranha à São Paulo. Les styles apparemment divers de Andrade (caustique) et de Dias (rêveur) se sont retrouvés où les arts se réunissent et parlent la même langue.

Mário lui-même a dit que “entre l’artiste et le musicien, il y a le poète, qui s’approche de l’artiste avec sa production consciente, alors que réalise les possibilités du musicien sur le fond flou de l’inconscient”.[8] Alors, Mário de Andrade est le “musicien” qui est “poète” au moment où il “s’approche de l’artiste” Cícero Dias, quand Mário donne une conférence sur l’exposition de Cícero à Escada (PE), et  compose les “Poemas da Negra” (“Poèmes de la Noire”).

sem titulo[9]

Je ne sais pas pourquoi esprit antique
Nous restons ainsi impossibles…

La Lune plaques les mangroves
D’où vient une faveur du silence
Et de la marée
Tu es une ombre que je tâtonne
Comme une procession des reines chastes.
Mes yeux traînent en larmes.
Je te vois couvert d’étoiles,
Couvert d’étoiles,
Mon amour!

Ton calme aggrave le silence des mangroves.

o sonho[10]

II

Je ne sais pas “si” je suis vivant…
Je suis mort.

Un vent chaud que je suis
Fait auras de Pernambuco.
Roule roule sous les nuages
L’arôme de mangues.
On écoute les grillons,
Un cricri continu
Sortant des fenêtres.
Je m’inonde de vos richesses!
Je ne suis plus moi!

Quelle indifférence énorme…

descanso[11]

III

Vous êtes si douce,
Vos lèvres douces
Se promenent sur mon visage,
Ferment mon regard.

Soleil-couché.

C’est l’obscurité legère
Qui vient de vous,
Qui se dissout en moi.

Quel sommeil…

J’imaginais
Dures vos lèvres,
Mais vous m’apprenez
le retour au bien.

(…)[12]

Vassily Kandinsky a la même pensée que Mário de Andrade lorsqu’il (Kandinsky) stipule que “un art peut apprendre d’un autre la manière avec laquelle on se sert de ses moyens pour ensuite, à son tour, utiliser ses propres moyens de la même manière”.[13] Comme si l’art se manifestait différemment dans chaque type d’artiste (peintre, poète, romancier, sculpteur …), mais l’essence est la même, transmutant seulement le moyen.

Parfois, l’art se manifeste de différentes façons dans le même artiste, chez le même individu. C’est ce qui arrive à Vicente do Rego Monteiro. Avec la même intensité, Monteiro traverse la peinture, la poésie, la sculpture, l’édition de livres, et même la production de la cachaça “Gravatá”, cité dans le poème représentant de la poésie sociale du Nord-Est du Brésil, “Mort et Vie Severina”, de João Cabral de Melo Neto.

 (…)

– Ma pauvreté est telle
Que grand chose je n’apporte:
j’apporte ce canari de la terre
qui chante en continu et en cliquant.
– Ma pauvreté est telle
mon offrande n’est pas riche:
j’apporte de ce biscuit à l’’eau
qui ne se fabrique qu’à Paudalho.
– Ma pauvreté est telle
que j’ai peu à donner:
je donne du pitu que le peintre Monteiro
fabriquait à Gravatá.[14]

(…)

L’amitié entre Monteiro et Cabral date, environ, de l’époque de la Revue Renovação (1939), éditée par Monteiro, dont la première édition il invite des poètes tels comme João Cabral lui-même, Lêdo Ivo et Willy Lewin.

Renovacao[15]

Mais il y a plus de similitudes entre la peinture de Vicente et la poésie de João. Comme le montre cette étude, Cabral a des éléments en sa poétique de la sécheresse, de l’argile, de la terre batue, du pied à terre. Et nous trouvons cette même “sécheresse”, cette même “argile” dans la peinture de Monteiro.

L’homme de la peinture de Rego Monteiro est également en céramique, comme ce fut le prototype de l’espèce, dont la forme nous sommes les héritiers, le père adamique. Peut-être aucun autre artiste du XXe siècle a été capable de nous offrir une image aussi primordial de l’homme. Vicente recréé l’homme à la ressemblance de l’apparition de l’homme dans le mythe de la création divine, un Adam fait d’argile.[16]

menino jesus

[17]

Monteiro

[18]

João Cabral donne “la vie” pour les mêmes caractères que Rego Monteiro quando montre la terre/argile d’où nous venons et pour où nous retourneront, la terre/argile dans laquelle les “Severinos” (nom assez commun dans “l’agreste” et “le sertão” – régions rurales du Nord-Est du Brésil) ont droit seulement à l’heure de “la mort”.

(…)

– Cette tombe où tu es,
de tes paumes mesurée ,
est la plus petite facture
que tu aies pris dans la vie.
– Elle est de bonne taille,
ni large ni profonde,
c’est la part qui te revient
sur cette vaste terre.
– Ce n’est pas une grande tombe,
c’est une tombe mesurée,
c’est la terre que tu voulais
voir divisée.
– C’est une grande tombe
pour ton petit défunt,
mais tu sera plus fier
que quand tu étais dans le monde.
– C’est une grande tombe
pour ton défunt maigre,
mais plus que dans le monde
tu te sentiras au large.
– C’est une grande tombe
pour ton peu de chair,
mais avec la terre donnée
on n’ouvre pas la bouche.

(…)[19]

“Les choses solides et les sensations tactiles” de la poésie “concret” et “sensationnaliste” de João Cabral s’échange avec la peinture de Rego Monteiro, poésie dans laquelle Vicente “n’a pas imprègne sa peinture, mais c’est son propre matériau constitutif”.

Peut-être fusse cette rencontre, ou plutôt, l’“entre-lieu” des manifestations poétique-picturales de Cabral et Monteiro. Et peut-être fusse cet être pluriel que l’intelectuel João Cabral de Melo Neto a pré-senti et senti en écrivant le poème suivant dédié à un ami de la “plume” et du “pinceau” Vicente do Rego Monteiro.

Bichos

[20]

 

Pour Vicente do Rego Monteiro

J’ai vu tes animaux
apprivoisés et domestiqués:
une motocyclette
chien et chat.
J’ai étudié avec toi
un planeur,
machine volante
incertaine et fragile.
J’ai bu de la cachaça
que tu as fabriqué,
parfois servi
dans une laiterie.
Mais sourtout
j’ai senti le choc
de tes surprises.
Et c’est pour ça
que lorsque
quelqu’un me demande
ta profession
je ne dis jamais
que tu es un peintre
ou un professeur
(mots pauvres
qui ne disent rien
de telles surprises);
je réponds toujours:
– Il est un inventeur,
travaille à l’extérieur
règle à la main,
fenêtre ouverte
pendant la matinée.


                        João Cabral de Melo Neto

 

Conclusion

À propos de l’ekphrasis dans la poésie brésilienne a été écrit spécialement pour le VIIeme Festival International des Ecrivains et Artistes de Val-David, Canada. Il s’agit d’une opportunité unique d’introduire un peu sur ces artistes brésiliens que ne sont pas encore largement connus et reconnus dans le monde entier.

Et le but est le même: essayer de montrer que les différents arts, langues, cultures, nations se communiquent et se rencontrent, et passent de l’un à l’autre le “bâton de la connaissance” à la recherche de la maximisation de l’expérience esthétique qui, selon Antonio Russi en L’Art et le Arti, “dans les expériences normales, chaque sens a, par le véhicule de la mémoire, tous les autres sens” et “dans chaque art, à travers la mémoire, tous les autres arts sont contenus”.[21]

*** 
Courte bibliographie et notes :

* Patricia Tenorio écrit des poésies, des romans, des comptes depuis 2004. Elle a publié sept livres: O major – eterno é o espírito (Le major – eternel est l’esprit), 2005, biographie romancée, Mention d’honneur dans les Prix littéraires la Ville de Recife (2005) ; As joaninhas não mentem (Les coccinelles ne mentent pas), 2006, fable, Meilleur Roman Étranger de l’Accademia Internazionale Il Convivio, Italie (2008); Grãos (Grains), 2007, des comptes, des poèmes et des croniques, Prix Dicéa Ferraz – UBE-RJ (2008) ; A mulher pela metade (La femme à moitié), 2009, fiction ; Diálogos (Dialogues), petites histoires, et D´Agostinho (D’Augustin), poèmes, 2010; Como se Ícaro falasse (Comme sIcare parlait), fiction, Prix Vânia Souto Carvalho – APL-PE (2011), publié le 21 Novembre 2012. Elle a un blog http://www.patriciatenorio.com.br dans lequel elle dialogue avec différents artistes dans différentes langues. Contact: patriciatenorio@uol.com.br


(1) SANTIAGO, Silviano in NITRINI, Sandra. Literatura comparada: história, teoria e crítica. 3ª edição. São Paulo: Editora da Universidade de São Paulo, 2010, p. 213. SANTIAGO, Silviano in NITRINI, Sandra. Littérature Comparée: Histoire, Théorie et Critique. 3e édition. São Paulo: Maison d’Edition de l’Université de São Paulo, 2010, p. 213.

(2) NITRINI, Sandra. Literatura comparada: história, teoria e crítica. 3ª edição. São Paulo: Editora da Universidade de São Paulo, 2010, pp. 188-189. NITRINI, Sandra. Littérature Comparée: Histoire, Théorie et Critique. 3e édition. São Paulo: Maison d’Edition de l’Université de São Paulo, 2010, pp. 188-189.

(4) ARAÚJO, Marcelo Mattos; NEMIROVSKY, Paulina Ferreira; XAVIER, Fernando et al. in Mestres do modernismo. Coordenação editorial e introdução de Maria Alice Milliet. São Paulo: Imprensa Oficial do Estado de São Paulo: Fundação José e Paulina Nemirovsky e Pinacoteca do Estado, 2005, p. 190. ARAÚJO, Marcelo Mattos; NEMIROVSKY, Paulina Ferreira; XAVIER, Fernando et al. in Maîtres du Modernisme. Coordination éditoriale et l’introduction de Maria Alice Milliet. São Paulo: Maison d´Edition Imprensa Oficial do Estado de São Paulo: Fundation José et Paulina Nemirovsky et Pinacoteca do Estado, 2005, p. 190.

(5) KLINTOWITZ, Jacob. Vicente do Rego Monteiro: olhar sobre a década de 1960. Recife: Caleidoscópio, 2012, p. XIII. KLINTOWITZ, Jacob. Vicente do Rego Monteiro: regard sur les années 1960. Recife: Maison d´Edition Caleidoscópio, 2012, p. XIII.

(6) ARAÚJO, Marcelo Mattos; NEMIROVSKY, Paulina Ferreira; XAVIER, Fernando et al. in Mestres do modernismo. Coordenação editorial e introdução de Maria Alice Milliet. São Paulo: Imprensa Oficial do Estado de São Paulo: Fundação José e Paulina Nemirovsky e Pinacoteca do Estado, 2005, p. 55. ARAÚJO, Marcelo Mattos; NEMIROVSKY, Paulina Ferreira; XAVIER, Fernando et al. in Maîtres du Modernisme. Coordination éditoriale et l’introduction de Maria Alice Milliet. São Paulo: Maison d´Edition Imprensa Oficial do Estado de São Paulo: Fundation José et Paulina Nemirovsky et Pinacoteca do Estado, 2005, p. 55.

(7) CANDIDO, Antonio in NITRINI, Sandra. Literatura comparada: história, teoria e crítica. 3ª edição. São Paulo: Editora da Universidade de São Paulo, 2010, p. 195. CANDIDO, Antonio in NITRINI, Sandra. Littérature Comparée: Histoire,Tthéorie et Critique. 3e édition. São Paulo: Maison d’Edition de l’Université de São Paulo, 2010, p. 195.

(8) OLIVEIRA, Valdevino Soares de. Poesia e pintura. Um diálogo em três dimensões, São Paulo: Fundação Editora da UNESP (FEU), 1999.  (Prismas), pp. 16-17. OLIVEIRA, Valdevino Soares de. La Poèsie et la Peinture. Un Dialogue en Trois Dimensions, São Paulo: Fundation Maison d’Edition de l’UNESP (FEU), 1999.  (Prismas), pp. 16-17.

(9)  DIAS, Cícero. Sem título. 1929, aquarela sobre papel, 48 x 45,5 cm. DIAS, Cícero. Sans titre. 1929, aquarelle sur papier, 48 x 45,5 cm.

(10) DIAS, Cícero. O Sonho. Década de 1920, aquarela e nanquim sobre papel, 72 x 51cm. DIAS, Cícero. Le Rêve. Les années 1920, aquarelle et encre sur papier, 72 x 51cm.

(11) DIAS, Cícero. Repouso. Aquarela e nanquim sobre papel, 25,5 x 50cm. DIAS, Cícero. Repos. Aquarelle et encre sur papier, 25,5 x 50cm.

(12) ANDRADE, Mário de in ARAÚJO, Marcelo Mattos; NEMIROVSKY, Paulina Ferreira; XAVIER, Fernando et al. in Mestres do modernismo. Coordenação editorial e introdução de Maria Alice Milliet. São Paulo: Imprensa Oficial do Estado de São Paulo: Fundação José e Paulina Nemirovsky e Pinacoteca do Estado, 2005, pp. 60-62. ANDRADE, Mário de in ARAÚJO, Marcelo Mattos; NEMIROVSKY, Paulina Ferreira; XAVIER, Fernando et al. in Maîtres du Modernisme. Coordination éditoriale et l’introduction de Maria Alice Milliet. São Paulo: Maison d´Edition Imprensa Oficial do Estado de São Paulo: Fundation José et Paulina Nemirovsky et Pinacoteca do Estado, 2005, pp. 60-62.

(13) KANDINSKY, Vassily in OLIVEIRA, Valdevino Soares de. Poesia e pintura. Um diálogo em três dimensões, São Paulo: Fundação Editora da UNESP (FEU), 1999. (Prismas), p. 159. KANDINSKY, Vassily in OLIVEIRA, Valdevino Soares de. La Poèsie et la Peinture. Un Dialogue en Trois Dimensions, São Paulo: Fundation Maison d’Edition de l’UNESP (FEU), 1999.  (Prismas), p. 159.

(14) MELO NETO, João Cabral de. Morte e vida Severina e outros poemas para vozes. Rio de Janeiro: Nova Fronteira, 2000, pp. 74-75. MELO NETO, João Cabral de. Mort e Vie Severina et d´autres poèmes pour les voix. Rio de Janeiro: Maison d’Edition Nova Fronteira, 2000, pp. 74-75.

(15) Revista Renovação. 1939. 1ª edição.  Editores: Vicente do Rego Monteiro e Edgar Fernandes. Revue Renovação. 1939. 1e edition.  Editeurs: Vicente do Rego Monteiro et Edgar Fernandes.

(16) KLINTOWITZ, Jacob. Vicente do Rego Monteiro: olhar sobre a década de 1960. Recife: Caleidoscópio, 2012, p. XIV. KLINTOWITZ, Jacob. Vicente do Rego Monteiro: Regard sur les Années 1960. Recife: Maison d´Edition Caleidoscópio, 2012, p. XIV.

(17)  MONTEIRO, Vicente do Rego. Menino Jesus. Paris, 1925. Óleo sobre tela, 60 x 45 cm. MONTEIRO, Vicente do Rego. EnfantJésus. Paris, 1925. Huile sur toile, 60 x 45 cm.

(18)  MONTEIRO, Vicente do Rego. A mulher sentada. 1924. Óleo sobre tela, 160 x 140 cm. )  MONTEIRO, Vicente do Rego. La femme assise. 1924. Huile sur toile, 160 x 140 cm.

(19) MELO NETO, João Cabral de. Morte e vida Severina e outros poemas para vozes. Rio de Janeiro: Nova Fronteira, 2000, pp. 59-60. MELO NETO, João Cabral de. Mort e Vie Severina et d´autres poèmes pour les voix. Rio de Janeiro: Maison d’Edition Nova Fronteira, 2000, pp. 59-60.

(20)  MONTEIRO, Vicente do Rego. O Menino e os Bichos. Paris, 1925. Óleo sobre tela, 64 x 80 cm. Museu Nacional de Arte Moderna, Centro Georges Pompidou. MONTEIRO, Vicente do Rego. Le Garçon et les Animaux. Paris, 1925. Huile sur toile, 64 x 80 cm. Musée Nacional de L’Art Moderne, Centre Georges Pompidou.

(21) RUSSI, Antonio in PRAZ, Mario. Literatura e artes visuais. Tradução de José Paulo Paes. São Paulo: Cultrix. Ed. da Universidade de São Paulo, 1982, p. 58. RUSSI, Antonio in PRAZ, Mario. Littérature et Arts Visueles. Traduction de José Paulo Paes. São Paulo: Maison d’Edition Cultrix. Maison d’Edition de l’Université de São Paulo, 1982, p. 58.

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