Suceava : Musée du Village de Bucovine – Muzeul Satului Bucovinean

Suceava : Musée du Village de Bucovine
Muzeul Satului Bucovinean

Le Musée du Village de Bucovine se trouve à Suceava, près de l’ancienne forteresse (Cetatea de Scaun). Sur une superficie de 6 hectares, on peut y admirer diverses constructions illustrant les types d’habitation de la zone. Le bois est omniprésent dans l’habitat roumain. Maisons, églises, sont construites avec ce matériau. Traditionnellement, les constructions rurales étaient de véritables puzzles de petite dimension qui permettaient le démontage et le remontage des habitations, en cas d’invasion. Dans les montagnes, on trouve aussi la présence de pierres. C’est pourquoi les maisons ont des fondations en blocs de pierre plus ou moins bien réalisées selon la richesse du propriétaire. De cette façon, le bois ne pourrit pas en contact avec la terre. Les maisons sont construites avec des poutres de bois placées horizontalement. A chaque coin, un madrier vertical soutient ces poutres horizontales. Une couche d’enduit relativement fin fait d’argile bien lisse et parfois coloré est appliquée sur les murs. L’étage est construit à l’aide de poutres de bois placées horizontalement. On pouvait y accéder soit par un escalier extérieur posé sur des dalles de pierre soit par un escalier intérieur. C’est cet étage qui représente l’espace de vie, le rez de chaussée étant utilisé pour le stockage. De nombreuses maisons possèdent une véranda dont la couverture est soutenue par des poteaux en bois, ou sont tout simplement abritée sous l’avant-toit plus large, entourant le bâtiment. Le plus souvent, un seuil en pierre (ou parfois en bois) marque l’endroit où se trouve la porte en bois. Les maisons comprennent généralement une ou deux pièces (le nombre étant double pour celles possédant un étage). Le sol est en terre battue, parfois soigneusement lissé. Le toit est en croupe pour les maisons rectangulaires, et conique pour les maisons polygonales ou rondes, fait de bardeaux de sapin fendu. Ce toit haut, à quatre pans fortement inclinés, et à l’avant-toit proéminent fait partie des traits traditionnels spécifiques de l’architecture en bois.

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La maison de Roşu
Casa de locuit din Roşu

Cette maison d’habitation de la localité de Roşu, située dans la zone ethnographique de Dorna, est spécifique de la zone de montagne de Bucovine. Elle date de la fin du XIXe siècle et a été reconstruite dans le musée en 1992. C’est l’une des premières acquisitions du Musée.

La maison est construite en poutres de sapin taillées en profil rectangulaire assemblées aux coins en enfourchement d’angle simple. Les fondation sont en pierres de rivière. Les murs sont enduits d’argile et blanchis à la chaux autour des fenêtres, le reste étant badigeonné avec une fine couche d’argile grise.Le sol est recouvert d’un plancher. Le toit est en croupe, avec une couverture en bardeaux se superposant et deux chatières de toit sur le devant pour l’évacuation des fumées de cheminée.
La demeure aux dimensions imposantes appartenait à des gens aisés, preuve en est des deux fours aux décorations urbaines ainsi que du large porche d’entrée.
Elle se compose de deux pièces, un vestibule (tindă) et un balcon (cerdac). La véranda donne sur le vestibule à l’intérieur qui se trouve au centre et dessert les deux pièces. Deux garde-manger séparés (cămară) se situent au fond, on y accède pour l’un par le vestibule, pour l’autre par la pièce de droite (la cuisine).

La pièce de gauche est appelée « la grande maison » (casa cea mare), c’est là que sont conservés les objets de valeur réservés pour les fêtes familiales ou les évènements annuels. On y trouve le coffre de dot, où sont conservés les plus beaux tissus pour les filles à marier. Sur le côté sud, se trouve une banquette en bois (laița), sur le côté nord, le lit avec les tissus de la dot, sur le côté ouest, la table et le fauteuil. Les tissus sont disposés comme suit : sur la banquette, de petits tapis (lăicer) à rayures; aux murs, sous les fenêtres, une tapisserie ancienne (păretar) aux motifs géométriques qui alternent; dans la partie supérieure du mur, au-dessus des icônes, des serviettes tissées (ștergar).
La pièce à droite est la salle de séjour où se déroule la vie quotidienne, elle sert également de cuisine et de lieu pour dormir. C’est là que se trouve le poêle et son âtre ainsi que les outils nécessaires pour préparer la nourriture. Il occupe un quart de la pièce. Sur le fourneau se trouvent des vases en argile, sur la cheminée, les trépieds, les pinces et le pot à sarmale. Un espace est aménagé dans la continuation du poêle: il s’agit d’un endroit pour se reposer et pour dormir, c’est là que sont entreposées les couvertures de laine grossière pour la literie et les oreillers.
Tous les objets décoratifs et utilitaires proviennent de la zone de Dorna.

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La taverne de Şaru Dornei
Crâșma din Șaru Dornei

Il s’agit d’une taverne (crâşma) de la localité Şaru Dornei, toujours située dans la zone ethnographique de Dorna. En raison de sa fonction, ce bâtiment sort du type de construction traditionnel des maisons paysannes, il se divise en cinq pièces, un porche et un balcon. Il date du début du XXe siècle et a été reconstruit dans le musée en 1998.

Il est fabriqué en poutres de sapin, charpentées sur les quatre côtés, assemblées aux coins en enfourchement d’angle simple. Pour lutter contre les rigueurs de l’hiver, plus long en montagne, les murs sont recouverts de lattes et d’argile pour une meilleure isolation. Le toit est en croupe, il comprend treize rangées de tavaillons (bardeaux de sapin fendu) se superposant et trois chatières de toit sur le devant pour l’évacuation des fumées de cheminée.

A l’intérieur, on a reconstitué un bistrot du début du XXe siècle, aménagé avec du mobilier et des objets spécifiques de la zone de Dorna. Les éléments conservés sont les poêles de chauffage ou les fours plus utilisés pour le chauffage que pour la cuisine, l’éclairage, les étagères à vaisselle, d’autres étagères, des banquettes, des tables et des chaises recouvertes de tissus d’intérieur précieux.

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L’atelier de poterie de Marginea
Atelierul de olărit din Marginea

L’atelier provient de la localité de Marginea, située dans la zone ethnographique de Rădăuţi. Marginea est renommée pour ses poteries en terre noire. On façonnait à la main des récipients à usage domestique pour la cuisine ou pour la transformation du lait, ainsi que des objets de décoration. Le bâtiment date du début du XXe siècle, il a été reconstruit au musée en 2001.

Il est fait de poutres de sapin assemblées en moise et renforcées par des entretoises. Les fondations sont en pierre de rivière disposées en rangées superposées. Les murs sont enduits d’argile et de chaux. Le toit est en croupe avec une couverture en bardeaux larges se superposant et deux chatières de toit sur le devant pour l’évacuation des fumées de cheminée.
Il se compose de deux pièces et d’un large avant-toit débordant de la croupe sur le bord et à l’arrière de la construction.

Le rez de chaussée est en terre battue enduite avec de la bouse. A l’intérieur, l’une des deux pièces est décorée avec des pièces d’inventaire du potier, l’autre est utilisée comme logement. Le four à céramique se trouve sous l’avant-toit, accessible depuis la véranda circulaire.

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Le moulin à eau du Monastère de Humor
Moara de apă din Mănăstirea Humorului

Ce moulin pour moudre le blé et le maïs provient de la localité de Monastère de Humor (Mănăstirea Humorului), située dans la zone ethnographique de Humor. C’est un moulin à eau, il date de la fin du XIXe siècle (environ 1870), à l’époque, c’était l’un des plus grands moulins de la région. Il a été reconstruit dans le musée en 1998, il est situé sur un petit ruisseau appelé précisément « ruisseau des moulins ». Le bâtiment est construit en pierres de taille, les fondations sont en pierre de rivière. Le sol est en argile. Le toit est en croupe avec une couverture en bardeaux larges se superposant, il y a une cheminée en briques.

A l’extérieur, se trouve une roue verticale à godets, mue par la force hydraulique. L’eau est dirigée dans une goulotte en bois sur la roue à godets qui fait tourner le moyeu et de petites roues qui actionnent les axes verticaux des pierres à moudre par l’intermédiaire d’engrenages.

Il se compose de deux pièces : la chambre du meunier et l’espace à moudre où se trouvent une plateforme et un sous-sol.

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La maison de Cacica
Casa de locuit din Cacica

Cette maison d’habitation de la localité de Cacica, située dans la zone ethnographique de Humor, date de 1900. Elle a été reconstruite dans le musée en 1992. Maison destinée au logement, elle correspond au type chambre-porche (pièce d’entrée)-chambre et possède un garde-manger sous le toit. Les fondations sont en pierre de rivière disposées en rangées superposées. Les murs sont enduits d’argile et de chaux autour des cadres (portes et fenêtres). Elle est construite en poutres en sapin rondes, ou charpentées sur deux faces, assemblées aux coins en enfourchement d’angle simple. Cette maison possède des éléments décoratifs anthropomorphes (« Tête d’homme ») sur le pilier de la petite porte du couloir et des éléments zoomorphes (« Tête de cheval ») à l’extrémité des chevrons. Le toit est en croupe avec une couverture en bardeaux se superposant et deux chatières de toit sur le devant pour l’évacuation des fumées de cheminée.

On entre dans la maison par un hall d’entrée. A droite, se trouve « la grande maison » de forme rectangulaire, et à gauche la pièce principale qui sert aussi de cuisine en forme de « L ». Du côté gauche de la maison, on accède au garde-manger situé sous la croupe du toit. Dans « la grande maison » on a reconstitué le rituel funéraire typique dans les villages de Bucovine.

En signe de deuil, la maison arbore une écharpe noire. Dans l’entrée se trouve la croix, puis en entrant dans la pièce, la table du mort est disposée avec les colive, pâtisseries de blé ou de noix concassées qui sont les traditionnelles offrandes en mémoire des morts, du vin et de l’eau de vie. Dans le cercueil, le mannequin représentant le mort est habillé de la tenue traditionnelle de Bucovine : il porte une chemise de chanvre ou de lin blanche tissée, et brodée de noir aux manches et en bas, un gilet noir brodé de motifs floraux, des pantalons blancs et des bottes en cuir noir. Autour, se tiennent trois femmes qui le veillent. Elles sont habillées de jupes noires tissées en laine, de corsages blancs brodés de motifs géométriques sur les manches, de petits gilets courts en peau d’agneau et de ceintures tissées aux couleurs vives. Elles ont la tête recouverte d’un fichu noir.
Les couleurs qui prédominent sont le noir et le blanc. Les habits sont pour la plupart confectionnés à la maison, le costume de Bucovine est renommé pour sa beauté.

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La forge
Fierăria

C’est un atelier typique du début du XXe siècle qui se compose d’une seule pièce. Il est construit en poutres de sapin qui servent aussi de supports pour les selles de chevaux et les jougs des boeufs.  Au moyen-âge, on y ferrait les chevaux et certains ateliers étaient des maréchalleries. Le forgeron travaillait le fer à chaud ainsi que d’autres métaux. Il fabriquait des armes : sabres, épées, des ustensiles de cuisine : fourchettes, cuillères, couteaux, ainsi que des chaînes, menottes, serrures, clés, clous et des objets d’ornements : boucles d’oreilles, bagues, bracelets.

A l’intérieur, on peut voir la forge avec le foyer et le soufflet, le billot et l’enclume, ainsi que les outils du forgeron ou maréchal-ferrant : marteaux, pinces, etc…
On y trouve aussi les produits caractéritiques d’un atelier du début du XXe siècle : des fers à chevaux, des ustensiles et articles ménagers. Tous ces outils proviennent de la forge de Gura Haitii, petit village situé dans la zone ethnographique de Dorna.

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La maison de Volovăţ
Casa de locuit din Volovăţ

Cette maison d’habitation de la localité de Volovăţ, située dans la zone ethnographique de Rădăuţi, date de la seconde moitié du XIXe siècle, vers 1860. Elle a été reconstruite dans le musée en 2001.

C’est une maison rurale qui se compose de deux pièces : la cuisine et la « grande maison », séparées par une entrée. Elle possède un avant-toit sur le mur postérieur et une galerie ouverte en terre glaise sur deux côtés. Elle est construite en rangées de poutres assemblées aux coins en queue d’aronde, revêtues d’argile et de chaux sur les lattis. La toiture est en croupe avec une couverture de bardeaux se chevauchant, spécifique à la zone ethnographique de Bucovine, et deux chatières de toit sur le devant.

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La maison de Vicov
Casa de locuit din Vicov

Cette maison d’habitation de la localité de Vicovu de Jos, située dans la zone ethnographique de Rădăuţi, date du XXe siècle, une pièce trouvée dans les fondations porte la date de 1924. Elle a été reconstruite dans le musée en 2001. Elle se compose de deux pièces : chambre et cuisine et possède un avant-toit sur le côté qui abrite un atelier. Elle est faite de rangées de poutres de sapin assemblées en moise, les murs sont enduits de terre glaise et de chaux. Le motif zoomorphe « tête de cheval » est représenté sur l’extrémité des chevrons soutenant la toiture en croupe, réalisée en bardeaux, et comprenant deux chatières de toit sur le devant.

Sous l’avant-toit de la maison, on a reconstitué l’atelier d’un artisan fabriquant des cuillères en bois.

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La ferme de Straja
Gospodăria tradițională din Straja

Cette ferme traditionnelle de la localité de Straja, située dans la zone ethnographique de Rădăuţi, date du milieu du XIXe siècle, elle a été reconstruite dans le musée en 1976.

L’ensemble se compose d’une maison d’habitation comprenant deux pièces divisées par une pièce d’entrée, une étable compartimentée pour le bétail, les moutons, les chevaux et les volailles, et une annexe typique de cette région (hâj). Cette dernière était très répandue dans la région : l’été, elle servait à faire bouillir le linge et le blanchir, l’hiver, de fumoir à viande, c’était aussi le lieu où l’on préparait les graisses animales.

La maison est construite en rangées de poutres de sapin fendues, assemblées en mortaise. La couverture est en bâtière, recouverte de bardeaux, comprenant deux chatières de toit sur le devant .
L’ensemble est clos par une palissade en bois, couverte en bâtière (toiture à deux pans).

La maison de Straja-Suceava, ayant plus de 200 ans d’âge, provient d’une grande commune, dont les maisons longent la rivière de Suceava ou sont situées sur la terrasse qui surplombe la vallée. Les conditions géographiques et le climat de la Bucovine, avec ses vastes prairies et forêts, y ont favorisé l’élevage et le travail du bois. La maison exposée au musée est construite dans une technique archaïque en rondins taillés d’un seul côté et recouverts d’une mince couche de terre et de chaux, permettant d’apercevoir la forme du bois. Les extrémités des derniers rondins du mur dépassent de beaucoup à l’extérieur et sont façonnées en degrés, pour soutenir la charpente du toit. Le plan comprend deux pièces: la salle fraîche, sans plafond et la chambre. Devant les pièces en question, une large terrasse sans piliers ni balustrade offre un pittoresque à part. La charpente du toit en quatre pentes, couverte d’échandoles, recouvre comme un bonnet toute la construction. A l’intérieur l’attention est retenue par un grand four permettant d’y dormir et un mobilier simple, composé de grosses planches fixées aux rondins des murs. Le lit se compose donc d’une plate-forme en planches fixées aux rondins, rattachée au plafond en son coin extérieur par un pilier joliment sculpté. Un autre élément spécial est le coin où se trouve la table, placée devant les banquettes «laviţă» et richement décorée de motifs géométriques. Les icônes peintes sur bois et les assiettes décorées dans la technique nommée «zgrafitare» coloriées en blanc , vert et brun, les tapisseries «păretar» en laine aux dessins géométriques, en nuances sobres, tout ceci réchauffe l’atmosphère intérieure. La poutre maîtresse est recouverte d’un tissu spécial «grindar», aux fleurs tissées sur fond noir.

(Source internet :patrimoniu etnologic)

A l’intérieur, on peut voir des objets usuels spécifique de la région d’origine. Dans « la grande maison », on a reconstitué le rituel d’une naissance en Bucovine.

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La resserre de Moldovița
Celarul din Moldovița

Cette resserre est une dépendance utilisée pour entreposer des aliments et des outils de travail. En Moldavie on la nomme « Klichi « . En général, on la trouve en face de la maison, pour être plus facilement surveillée par le propriétaire. Ce bâtiment a été construit dans le village de Demăcuşa au XVIIIe siècle, il a ensuite été déplacé à Moldovița, située dans la zone ethnographique de Câmpulung Moldovenesc. Il illustre l’architecture spécifique de la population hutsule (minorité ukrainienne) dans la zone montagneuse de Bucovine.
Il est de forme rectangulaire et se compose d’une pièce unique, sans fenêtre, pour entreposer aliments et outils, et d’un large porche (cerdac) à l’avant. Il est construit en rangées de poutres de sapin assemblées en moise. La ventilation est assurée par une ouverture pratiquée dans un mur et pouvant être couverte au besoin. La poutre maîtresse (fruntar) est sculptée en « tête de cheval » à double lobe. Les extrémités des poutres semi-circulaires s’étendent de 40 cm de chaque côté sous la toiture. Une porte se trouve au milieu du parapet à l’avant : durant l’été, on dormait dans la véranda.
La fondation est en pierres de rivière. Le toit est en croupe, à forte inclinaison, recouvert de bardeaux se chevauchant. Le sol est recouvert d’un plancher.

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La maison d’Ostra
Casa de locuit din Ostra

La maison d’Ostra est une des premières maisons achetée par le Musée du Village de Bucovine, elle est située dans la zone ethnographique de Humor. Elle date du début du XIXe siècle, elle a été reconstruite dans le musée en 1976.

Habitation rurale caractéristique à la zone de montagne, et modèle fortement répandu, elle se compose de deux pièces situées de part et d’autre d’un vestibule central. Faisant le tour à l’extérieur, se trouve un autre vestibule aux proportions monumentales.
Elle est construite en rangées de poutres de sapin fendues, assemblées aux coins en mortaise ronde. La fondation est en pierres de rivière collées avec du mortier, les murs sont enduits de plâtre et blanchis à plusieurs reprises. La toiture est en croupe avec une couverture de bardeaux se chevauchant et assemblés aux coins en mortaise ronde, et une seule chatière de toit sur le devant. Ce toit est élevé, représentant les 2/3 de la hauteur de la maison. Le sol est en terre battue.
Devant la maison, on peut voir deux traîneaux anciens à semelle de bois, et à l’intérieur, des objets concernant la transformation du lait et la fabrication de fromage.

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L’église en bois et le clocher de Vama
Biserica de lemn și clopotnița din Vama

L’église en bois a été construite en 1783 dans le village de Vama par les artisans Mihăilă et Dumitru Holtei. Elle est dédiée à l’Ascension. En 1960, cette église en bois a été plâtrée. En 2001, la paroisse de Vama a fait don de cette église en bois ainsi que du clocher au Musée du village de Bucovine de Suceava, où elle a été déplaceé et reconstruite. Pendant la reconstruction, on a enlevé le plâtre.
On a installé dans l’église de nouveaux bancs, répliques réalisées par des artisans spécialistes de la restauration et travaillant pour les musées de Suceava, et on a apporté des icônes anciennes peintes sur bois et des livres religieux. La peinture murale de l’autel a également été restaurée, et l’Archevêché de Suceava et de Rădăuţi a doté l’église d’oeuvres artistiques et d’objets de culte nécessaires. L’iconostase date de 1811, elle a été également restaurée.
L’église a été consacrée une nouvelle fois à son emplacement actuel le 12 avril 2009 (dimanche des Rameaux), par Son Eminence l’Archevêque de Suceava et Rădăuţi, Pimen Zainea. Elle a un plan classique en trèfle, se divisant entre narthex, nef et autel. Elle est construite en rangées de poutres sculptées sur les quatre côtés et assemblées aux coins en queue d’aronde. Elle possède de riches ornements géométriques et stylisés zoomorphes.

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La maison de Câmpulung Moldovenesc
Casa de locuit din Câmpulung Moldovenesc

Habitation rurale de la localité de Câmpulung Moldovenesc, cette maison date de la fin du XIXème siècle et a été reconstruite dans le musée en 2004. Elle se compose de quatre pièces séparées par un vestibule central : deux chambres sur le devant et deux garde-mangers sur l’arrière, d’une véranda couverte d’un auvent soutenu par des piliers à l’entrée, d’un couloir sur deux côtés et d’une galerie ouverte sur les deux autres.
Cette construction est spécifique de la zone de Câmpulung Moldovenesc et témoigne d’une planimétrie évoluée. Elle est réalisée en poutres de sapins assemblées aux coins en mortaise, revêtues d’argile et de chaux sur le lattis. La fondation est en dalles de pierre de rivière, le toit est en croupe avec une couverture en bardeaux se superposant et deux chatières de toit sur le devant pour l’évacuation des fumées de cheminée. Les murs sont enduits d’argile et blanchis à la chaux. Le toit est élevé, avec des pentes abruptes pour l’écoulement de l’eau de pluie et de la neige. Le sol est en argile.

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La ferme de Rădășeni
Gospodăria tradițională din Rădășeni

La ferme de Rădășeni se compose d’une maison d’habitation et d’une cuisine d’été. Les deux bâtiments datent de la fin du XIXème siècle et ont été reconstruits dans le musée en 2004. Ils appartiennent à l’aire ethnographique de Fălticeni.
La maison d’habitation se compose de deux pièces situées sur la droite : la cuisine et la « grande maison », et un vestibule sur la gauche qui dessert les deux pièces. La fondation est en pierres de rivière, le sol est en terre.
Les deux bâtiments sont réalisés en poutres de sapins assemblées aux coins en mortaise, les interstices dans le lattis étant obstrués avec de la terre glaise et blanchis à la chaux. Le toit est en croupe avec une couverture en bardeaux se superposant et deux chatières de toit sur le devant pour l’évacuation des fumées de cheminée.
La cuisine d’été est de petite dimension, elle se compose d’un vestibule, une chambre et un cellier. Le toit est élevé, en croupe avec une couverture en bardeaux se superposant et une chatière de toit sur le devant pour l’évacuation des fumées de cheminée.
Cet ensemble témoigne de l’une des occupations de la population locale, la culture fruitière.

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