L’offrande lyrique (VI)

Rabindranath Tagore

Cueille cette frêle fleur, prends- la vite! de crainte qu’elle ne se fane et ne s’effeuille dans la poussière.
S’il n’y a point place pour elle dans ta guirlande, fais-lui pourtant l’honneur du
contact douloureux de ta main ; cueille-la. Je crains que le jour ne s’achève
avant que je ne m’en doute et que le temps de l’offertoire ne soit passé.
Bien que sa couleur soit discrète et que timide soit sa senteur, prends cette fleur à ton service et cueille-la tandis qu’il en est temps.

(…)

Traduction : André Gide

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