L’offrande lyrique (II)

Rabindranath Tagore

Quand tu m’ordonnes de chanter, il semble que mon cœur doive crever d’orgueil; et je regarde vers ta face, et des pleurs me viennent aux yeux.
Tout le rauque et le dissonnant de ma vie fond en une seule suave harmonie — et mon adoration éploie les ailes comme un joyeux oiseau dans sa fuite à travers la mer.
Je sais que tu prends plaisir à mon chant. Je sais que, comme un chanteur seulement, je suis admis en ta présence.
Mon chant largement éployé touche de l’extrémité de son aile tes pieds que je désespérais d’atteindre.
Ivre de cette joie du chanter, je m’oublie moi-même et je t’appelle ami, toi qui es mon Seigneur.

(…)

Traduction : André Gide

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